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L'origine de Marseille

Marseille est la plus ancienne ville de France: fondée vers -600 par des Grecs de Phocée, elle s'appelle à l'origine Μασσαλία (Massalia). Ses habitants sont les Massaliotes. Aujourd'hui, on appelle encore Marseille la cité phocéenne. Romaine, son nom devient Massilia. Le drapeau marseillais est d'argent à croix d'azur. Il apparaît à l'époque des Croisades: les ports d'embarquement avaient tous une croix: ainsi, le drapeau génois est d'argent à croix de gueules. On peut constater que ce sont les mêmes couleurs que celles de la «mère patrie», la Grèce (le drapeau grec ne date que du XIXe siècle).

La légende des origines

La légende de Gyptis et Protis est le mythe fondateur qui raconte la fondation légendaire de Marseille (Massalia) vers 600 av. J.-C. par des colons grecs venus de la cité de Phocée en lonie. Elle raconte le mariage de Gyptis (ou Petta), fille de Nann, chef des autochtones Ségobriges, avec Protis (ou Euxène), un marin originaire de Phocée. Lors de ses noces, la princesse choisit alors d'épouser l'étranger en lui présentant une coupe emplie d'eau au cours d'un repas.

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« Les Phocéens, qui pratiquaient le commerce en Ionie, fondèrent Massalia. Euxène, le Phocéen, était l'hôte du roi Nanos (tel était son nom). Ce Nanos célébra les noces de sa fille alors que par hasard Euxène était présent. Il l'invita au banquet. Le mariage se faisait de cette manière : il fallait qu'après le repas l'enfant entre et donne une coupe de boisson tempérée à qui elle voulait des prétendants présents. Et celui à qui elle aurait donné la coupe, celui-là devait être son époux. L'enfant entre donc et, soit par hasard soit pour une autre raison, donne la coupe à Euxène. Le nom de l'enfant était Petta. À la suite de cet événement, comme le père acceptait qu'il eût la jeune fille en pensant que le don avait été fait avec l'accord de la divinité, Euxène la reçut pour femme et cohabita, changeant son nom (à elle) en Aristoxène. Et il y a à Massalia une famille issue de cette femme, encore maintenant, appelée Prôtiades. Car Prôtis fut le fils d'Euxène et d'Aristoxène. »

-600 : La nouvelle Phocée

La fondation de la cité, « la plus ancienne ville de France », remonte à 600 av. J.-C. ; elle est le fait de colons grecs venus de Phocée en Asie mineure, l'actuelle Foça, proche d'Izmir (Smyrne) en Turquie. Les Phocéens recherchaient des emplacements susceptibles de devenir des emporia ou comptoirs sur la côte.

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Cette activité correspond à un effort de création d'un réseau commercial, bâti par des marins et servi par des bateaux rapides à rames, les pentécontères et non une colonisation de peuplement, ce qui facilitait les implantations, les colonies ne requérant que peu de terres. En naviguant par cabotage, ils auraient découvert la baie du Lacydon (l'actuel Vieux-Port de Marseille), une calanque profonde, large et bien orientée (est-ouest), abritée du vent dominant - le mistral - par des collines élevées, propice à un établissement commercial.

Le surgissement de Massalia et des colonies rattachées, cité puissante pouvant mettre en cause la domination de Carthage et des Phéniciens ainsi que des Étrusques sur les routes maritimes et commerciales conduit les Phocéens à l'affrontement avec les Phénico-puniques.

-49 : Le siège de Massilia

Le siège de Massilia (l'antique Marseille), est un épisode de la guerre civile de César contre Pompée et la majorité du Sénat. Le siège de la ville, organisé par Jules César, et conduit par Caius Trebonius et Decimus Junius Brutus, dure du printemps au 25 octobre de 49 av. J.-C.. Il se conclut par la défaite des Marseillais contre les forces de César.

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Au cours de cette guerre, les deux factions cherchent l’appui de Marseille, une des plus importantes cités de la Méditerranée occidentale, qui jouit encore d'une large autonomie. César décide de porter la lutte contre ses adversaires en Espagne, mais ne disposant pas de flotte, il gagne l'Espagne par la voie terrestre. En chemin, il se heurte à l'opposition de l’importante cité maritime.

Parvenu à son voisinage, César engage des négociations avec les notables de la ville pour obtenir d'elle le passage et une alliance. Il n'y réussit pas parce qu’entre-temps est arrivé dans la cité, par la voie maritime, Lucius Domitius Ahenobarbus, représentant du parti pompéien, qui n'a pas de difficulté à rallier Marseille à sa cause (Selon Velleius Paterculus, Marseille voulait se poser en arbitre).

Le soutien de Marseille à Pompée est assez logique car Pompée a, en 77, donné à la cité des territoires volques situés à l'ouest du Rhône.

1000 : Les croisades

De par sa situation stratégique, Marseille gagna en importance durant le Moyen-Âge comme point de départ pour les Croisades. La présence de Marseillais est ainsi attestée à Saint-Jean-d'Acre, en Terre Sainte. Le port voit arriver de nombreuses marchandises venues d’Orient et d’Afrique du Nord, le commerce de la ville est alors florissant : Marseille cultive alors son indépendance, vis-à-vis de la Provence dans un premier temps, puis de la France, jusqu’à la fin du XVe siècle.

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Durant la première moitié du xie siècle, la stabilité politique et le développement de l'abbaye de Saint-Victor renforcent le développement de la cité. L'indivision entre évêques et vicomtes profite à l'ensemble de la cité, dont la division héritée du haut Moyen Âge s'estompe progressivement. La refondation du couvent de Saint-Sauveur (à l'emplacement de l'église des Accoules), vers 1030, au centre de l'espace situé entre l'ancienne ville comtale et l'ancienne ville épiscopale, a dû s'accompagner d'une renaissance de l'habitat dans cette zone.

1720 : La Peste noire

La peste de Marseille de 1720 est la dernière grande épidémie de peste enregistrée en France, correspondant à une résurgence de la deuxième pandémie de peste. Elle fut propagée à partir du Grand-Saint-Antoine, un bateau en provenance du Levant (la région de la Syrie), accostant à Marseille le 25 mai 1720, jugé comme étant à l’origine de l’épidémie.

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À la suite de graves négligences, et malgré un dispositif de protection très strict comportant notamment la mise en quarantaine des passagers et des marchandises, la peste se propage dans la ville. Les quartiers déshérités et les plus anciens sont les plus touchés. Se propageant à partir des quartiers à proximité du port, la peste s’étend rapidement dans la cité où elle entraîne entre 30 000 et 40 000 décès sur 80 000 à 90 000 habitants, puis dans toute la Provence, où elle fait entre 90 000 et 120 000 victimes sur une population de 400 000 habitants environ.

1792 : La Marseillaise

En 1792, Rouget de Lisle, jeune officier du génie, compose à Strasbourg le « Chant de guerre de l'Armée du Rhin ». Cet hymne, qui a été édité, parvient à Marseille qui a accueilli la Révolution avec enthousiasme. La ville, envoyant à Paris 500 volontaires, leur offre un banquet, au cours duquel un certain François Mireur chante l'œuvre venue d'Alsace. Elle soulève l'enthousiasme et les assistants la reprennent en chœur. Quand ils défilent dans les rues de Paris, leurs voix chaudes de Méridionaux, qui lancent à toute volée les strophes enflammées, électrisent la foule. Le nouvel hymne trouve aussitôt son nom : c'est la Marseillaise. Une plaque commémorative de Rouget de Lisle est visible rue Thubaneau au centre de Marseille.

1864 : Construction de Notre Dame de la Garde

S’il est un édifice qui symbolise à merveille Marseille, c’est bien Notre Dame de la Garde. Celle que les Marseillais surnomment affectueusement la Bonne Mère, protectrice des marins marseillais, trône depuis 1854 sur son promontoire, remplaçant à l’époque une ancienne chapelle.

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À cheval sur les quartiers du Roucas-Blanc et de Vauban, sur un piton calcaire de 149 m d'altitude surélevé de 13 m grâce aux murs et soubassements d'un ancien fort. Construite par l'architecte protestant Henri-Jacques Espérandieu dans le style romano-byzantin et consacrée le 5 juin 1864, elle remplace une chapelle du même nom édifiée en 1214 et reconstruite au xve siècle. Bâtie sur les bases d'un fort du xvie siècle construit par François Ier en 1536 pour résister au siège de Charles Quint, la basilique comporte deux parties : une église basse, ou crypte, creusée dans le roc et de style roman, et au-dessus une église haute de style romano-byzantin décorée de mosaïques. Au sommet d'un clocher carré de 41 mètres de haut surmonté lui-même d'une sorte de tour de 12,5 mètres qui lui sert de piédestal, se dresse une statue monumentale de 11,2 mètres de la Vierge à l'Enfant réalisée en cuivre doré à la feuille.

12 novembre 1942 : Marseille est occupée

Dans la Zone libre pendant la première partie de la Seconde Guerre Mondiale, Marseille sera envahie par les Allemands en 1942, en raison du débarquement allié en Afrique du Nord. Marseille sera durement touchée par les exactions nazies, et notamment la Rafle de Marseille dans le quartier du Panier.

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La rafle de Marseille s’est déroulée dans le Vieux-Port les 22, 23 et 24 janvier 1943. Accompagnés de la police nationale, dirigée par René Bousquet, les Allemands organisent alors une rafle de près de 6 000 personnes. 1 642 personnes sont déportées, dont 782 Juifs (3 977 personnes sont relâchées). Le quartier est vidé de ses habitants avant destruction : environ 20 000 personnes sont évacuées de leur logement. Le général SS Carl Oberg, responsable de la police allemande en France, fait le voyage depuis Paris, et transmet à Bousquet les consignes venant de Heinrich Himmler.

26 mai 1993 : L'OM remporte la Ligue des Champions

La saison 1992-1993 de l'Olympique de Marseille est la quarante-cinquième saison du club marseillais en championnat de France de Division 1. Cette saison est majeure pour le club qui remporte pour la première fois de son histoire la Ligue des champions.

Les lieux à visiter de Marseille

Découvrez les lieux incontournables qui participent à son rayonnement, avec plus de 26 siècles d’histoire. Formée au coeur d’une calanque naturelle il y a plus de 2 600 ans, la ville de Marseille a traversé les siècles et offre aujourd’hui des trésors architecturaux d’époques variées. Voici une liste non exhaustive des sites immanquables de Marseille.